Brèves Finances Assurances Décembre
FINANCES ET ASSURANCES
Sommaire
- Les locataires boudent l'achat de leur logement
- Les Français ont du mal à anticiper leur dépendance
- Le Sénat augmente le seuil d'imposition des plus-values de cession de valeurs mobilières
- Immobilier : le haut de gamme parisien toujours plus cher
- Les assureurs chargés de retrouver les bénéficiaires d’assurance-vie
- Le logement préoccupe les classes moyennes
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Les brèves finances et assurances
- Les locataires boudent l’achat de leur logement
Sur le millier de locataires interrogés par l'institut Cegma Topo pour le groupe immobilier Akerys, 70 % déclarent ne pas souhaiter acheter le logement qu’ils occupent. Principale raison invoquée par 32 % des sondés : la trop petite superficie. Et même si 30,4 % affichent l’intention d’acheter leur résidence principale d’ici à deux ans, 34,5 % avouent ne pas en avoir les moyens et 18,1 % jugent les prix de l’immobilier trop élevés. Ces « primo accédants » s’accordent à 58,2 % pour dire qu’acheter un logement est plus intéressant que d’en louer un. Mais, face aux prix records atteints par le marché, seuls 25 % affirment que la nouvelle mesure de déduction des intérêts d'emprunt pour l’achat d’un premier logement leur fera réaliser leur projet.
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devis gratuit sur Quotatis.fr : placement financierHaut de la page - Les Français ont du mal à anticiper leur dépendance
- L’assurance-vie n’a plus la cote
- Le Sénat augmente le seuil d'imposition des plus-values de cession de valeurs mobilières
- Immobilier : le haut de gamme parisien toujours plus cher
- Les assureurs chargés de retrouver les bénéficiaires d’assurance-vie
- Le logement préoccupe les classes moyennes
Les Français sont globalement inquiets pour leurs vieux jours, selon une étude TNS Sofres. Ainsi, 72 % des personnes interrogées se disent préoccupées du niveau de leur future retraite, 80 % se sentent concernées par la dépendance et la moitié ne sait comment s’en prémunir, faute d’information sur les produits disponibles. En effet, seuls 26 % des sondés disent avoir pris leurs précautions en prévision d’une éventuelle dépendance. Comment ? En souscrivant à un contrat d’assurance spécial, en plaçant de l’argent ou en pensant déjà à équiper leur habitation d’équipements adaptés. Mais au final, 76 % des Français pensent que c’est à l’Etat de prendre en charge leur dépendance.
La suppression récente des droits de succession (suppression totale pour le conjoint survivant et à hauteur de 150 000 euros par enfant) aura peut-être raison de l’assurance-vie, le placement préféré des Français. La Fédération française des sociétés d’assurances (FFSA) a en effet noté une baisse de 2 % en septembre de la collecte des cotisations d’assurance-vie et de capitalisation. Quant à la somme des cotisations moins les fonds versés, elle affiche une baisse de 16 % par rapport à 2006.
Un amendement au projet de loi de finances pour 2008 vise à augmenter de 20 000 à 25 000 euros le seuil d'imposition des plus-values de cession de valeurs mobilières. Si le texte est adopté, les actionnaires pourront bénéficier, dès la déclaration d’impôt sur les revenus de 2008, d’un abattement fiscal égal à un tiers des transactions effectuées chaque année, à partir de la cinquième année de détention. Ils seront totalement exonérés au bout de huit ans. Quant aux plus-values de cession supérieures à 25 000 euros, elles seront imposées à hauteur de 18 %.
L’immobilier de luxe se porte bien dans les beaux quartiers parisiens et à la frontière ouest de la capitale, selon l’étude annuelle des agences Féau. Ainsi, le leader de l’immobilier haut de gamme a constaté que le prix au m2 des biens mis en vente entre 1 et 2 millions d’euros est passé de 7 700 euros en 2006 à 10 000 euros en 2007. Même tendance pour les biens compris entre 2 et 4 millions (de 10 200 à 10 700 euros/ m2) et pour ceux de plus de 4 millions d’euros (de 15 500 à 16 500 euros/ m2). Selon l’agence, le nombre croissant de milliardaires issus des pays pétroliers ou émergents explique cette euphorie sur le marché. Le nombre de transactions s’est envolé en un an : celui des biens achetés entre 2 et 4 millions d’euros a ainsi quasiment doublé !
Le Parlement a adopté une loi qui fait désormais peser sur les assureurs la responsabilité de la recherche des bénéficiaires de contrats d’assurance-vie, et ce même si le contrat ne précise pas leurs coordonnées. Cette mesure devrait débloquer nombre de successions paralysées, notamment lorsque le bénéficiaire du contrat est décédé et que les fonds doivent être versés aux ayants droit. Pour faciliter leurs recherches, les assureurs auront accès au fichier des décès de l’INSEE. La loi prévoit un délai maximum de trente ans à compter de la date de décès du titulaire pour retrouver les bénéficiaires. Une fois ceux-ci identifiés, les assureurs ont un mois pour verser le capital dû.
Parce qu’il ampute de plus en plus leur budget chaque mois, que ce soit pour le paiement d’un loyer ou le remboursement d’un crédit immobilier, le logement est devenu la bête noire des revenus médians. En effet, selon une étude du CREDOC, 48 % des Français appartenant aux classes moyennes jugent que le logement représente une charge « lourde ou très lourde » dans leur budget ; une considération que partagent aussi 55 % des bas revenus. Le CREDOC remarque également que la proportion des moyens et bas revenus propriétaires n’a cessé de s’éroder : seuls 46 % des classes moyennes possèdent aujourd’hui leur logement, contre 54 % en 1989. Même constat pour les petits revenus, avec 33 % de propriétaires contre 51 % il y a presque vingt ans.
















