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Sa retraite : la financer, la préparer

Sa retraite : la financer, la préparer

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A 20, 40 ou 60 ans, épargner pour sa retraite est essentiel. Quels placements pour bien vivre sa retraite ?



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Le constat s’impose : les régimes obligatoires de retraite ne permettront plus aux futures générations de retraités de s’assurer des pensions décentes !
Résultat, il est urgent de se constituer une épargne retraite le plus tôt possible.
Nos conseils de placements selon votre âge, vos revenus et vos attentes.

Etablir un « diagnostic retraite »
C’est la règle élémentaire de base. Avant de vous précipiter la tête la première sur n’importe quelle offre d’épargne retraite vantée par votre banquier ou votre assureur, posez-vous les bonnes questions :

  • estimez le montant de votre future retraite,
  • chiffrez le complément de revenus dont vous pensez avoir besoin,
  • calculez l’effort d’épargne que vous êtes prêt à consentir dès à présent : 50 euros/mois, 100, 500...
  • listez vos priorités : devenir propriétaire, financer les études de vos enfants, défiscaliser, transmettre un patrimoine en franchise d’impôt à vos héritiers…
  • dressez votre profil d’investissement : vous aimez le risque ou au contraire vous cherchez avant tout la sécurité ; vous pouvez bloquer votre épargne sur 20 ou 30 ans ou vous souhaitez qu’elle reste disponible à tout moment ; vous êtes déjà propriétaire ou toujours locataire ; au moment de votre départ en retraite vous aimeriez toucher une rente viagère ou plutôt un capital…
Une fois que vous aurez répondu à toutes ces questions, vous devriez y voir plus clair. Ensuite, à vous de choisir la ou les formules les mieux adaptées à votre classe d’âge.


I - Entre 20 et 30 ans : commencez le plus tôt possible
Idéalement mettez de l’argent de côté dès que vous percevrez vos premiers salaires.
Qu’avez-vous à y gagner ?
Commencer à épargner le plus tôt possible et prendre un peu de risque pour espérer décrocher un rendement plus élevé sur le long terme, vous permet de tirer le meilleur parti de votre épargne retraite.
A titre d’exemple
A rendement égal, celui qui épargne sur 30 ans multiplie environ par deux son capital final par rapport à celui qui épargne sur 20 ans. Et à durée égale, une différence de rendement de 3 points (5 contre 2 %) permet une sur-valorisation de près de 66 % de son patrimoine sur 30 ans et de 38 % sur 20 ans.

Vous épargnez pendant 30 ansRendement net
2 %
Rendement net
3 %
Rendement net
5 %
100 euros mensuels49 126,35 57 871,3081 537,59
300 euros mensuels147 379,05173 613,91244 612


Vous épargnez pendant 20 ansRendement net
2 %
Rendement net
3 %
Rendement net
5 %
100 euros mensuels29 423,1632 685,4440 580,45
300 euros mensuels88 269,4898 056,33121 741,35


1 - Où placer vos économies ?
Sur un livret A ou Bleu, livret de développement durable, un livret bancaire, un PEL, pour vous constituer une épargne de précaution à court terme et sur un contrat d’assurance vie, pour l’épargne retraite, même en y effectuant de faibles versements au départ (50 ou 80 euros/mois).

2 - Contrat en euros ou multisupports ?
A 20 ou 30 ans, vous pouvez prendre quelques risques en plaçant l’essentiel de votre épargne en unités de compte, investis en actions (contrat multisupports).
Dans la mesure où ces placements sont réalisés sur le très long terme (20 ans et plus), il est fort à parier que les actions remontent à l’avenir.
D’après les professionnels, sur huit ans et plus, la Bourse est même supposée faire mieux que tous les autres placements !
Ensuite, au fur et à mesure des années, vous pourrez effectuer des arbitrages dans votre contrat, en choisissant des placements de plus en plus sécurisés (obligations, produits monétaires…) à l’approche de votre départ en retraite

3 - Et la résidence principale ?
On ne le répètera jamais assez, l’achat de sa résidence principale reste le meilleur investissement retraite que l’on puisse conseiller à tout âge.

II - A partir de 40 ans : épargnez plus et payez moins d’impôts
Entre 40 et 50 ans, théoriquement, vos revenus progressent et votre imposition avec !
En plus d’une épargne retraite, vous cherchez donc à alléger votre facture fiscale.
Trois pistes plus ou moins risquées.
1 - Immobilier locatif
Acheter un studio ou un appartement grâce à des systèmes d’amortissement paraît parfaitement indiqué.
Le fisc vous permet en effet de récupérer en réductions d’impôt la moitié ou plus de votre investissement : Amortissements Robien, Borloo, Malraux pour les bâtiments historiques à restaurer ou Girardin pour l’Outre mer, vous donnent la possibilité de payer moins, voire pas d’impôts du tout pendant quelques années.
Vous pouvez aussi acheter des parts de ce que l’on appelle la « pierre-papier » comme les SCPI (sociétés civiles de placement immobilier), ou dès la fin de l’année 2007 des OPCI (organismes de placement collectif immobilier), ou devenir propriétaire d’un logement dans une résidence étudiante ou pour personnes âgées, ou encore dans une résidence de tourisme située dans une zone de revitalisation rurale (ZRR).
Vous pouvez encore acheter une place de parking ou de stationnement. Ces derniers placements ont l’avantage de nécessiter une faible mise de départ, et de procurer une rentabilité assurée.

2 - Plan d’Epargne en Actions (PEA)
Il est fait pour ceux qui sont encore suffisamment éloignés de l’âge de la retraite, car il s’agit forcément d’un placement à long terme, composé d’actions.
A condition de ne pas être pressé, les placements en actions sont toujours gagnants à terme. Son principal avantage : vos gains sont exonérés d’impôt au bout de cinq ans (exceptés les prélèvements sociaux de 11 %). Simple d’utilisation, il est proposé dans de nombreuses banques.
Le plafond de placements est de 132 000 euros par personne (264 000 euros par foyer fiscal), mais vous pouvez l’alimenter en y effectuant des versements automatiques de quelques dizaines d’euros par mois.
En investissant ainsi régulièrement, même des petites sommes, vous bénéficiez, que la bourse monte ou baisse, d’un prix d’achat moyen, qui vous permet d’effectuer de belles plus-values. Ce placement doit s’envisager dans une optique d’une dizaine d’années.
A savoir
Au bout de huit ans, le capital accumulé sur le PEA peut être converti en rente viagère, exonérée d’impôts.

3 - L’épargne retraite
Perp (Plan d’Epargne Retraite Populaire), contrat loi Madelin pour les non salariés ou la Préfon pour les fonctionnaires : les sommes placées sur ces produits d’épargne retraite sont bloquées jusqu’à votre départ en retraite. En contrepartie, tous les versements réalisés vous ouvrent droit à de substantielles réductions d’impôts. Bien sûr, plus vous payez d’impôts, plus vous vous y retrouvez ! Autant dire que si vous n’êtes pas ou peu imposable ces formules ne sont pas faites pour vous.
Attention !
Madelin, Préfon ou Perp n’autorisent qu’une sortie en rentes viagères fiscalisées. Impossible à l’échéance de récupérer sa mise sous forme de capital.

III - A partir de 60 ans : complétez vos revenus et pensez transmission
A 60 ans, en général, vous avez accumulé un petit pécule, voire constitué un solide patrimoine. C’est d’ailleurs indispensable si vous cherchez à vous constituer des compléments de revenus en plus de votre pension.

1 - Que pouvez-vous attendre des différents placements ?

  • Les placements immobiliers vous procureront des loyers.
  • L’épargne retraite, si vous avez cotisé durant votre vie active à un Perp, un contrat Loi Madelin ou à la Préfon, cela vous permettra de percevoir une rente viagère, versée jusqu’à votre décès.
    A savoir
    Certains dispositifs prévoient aussi un système de réversion à votre conjoint.
  • Les Sicav obligataires ou les SCPI (sociétés civiles de placement immobilier), eux, distribuent des revenus trimestriels.
  • Un contrat d’assurance vie, un PEA ou un Perco, vous offrira le choix entre deux options : percevoir une rente viagère ou sortir en capital en une seule fois, voire effectuer des retraits au fur et à mesure de vos besoins.
    A savoir
    Si vous possédez une assurance-vie, il est toujours possible d’effectuer des retraits partiels, sans acquitter d’impôt.

2 - Rente ou capital ?
Dans le premier cas, le capital que vous avez accumulé au cours des années est définitivement bloqué. Il est transformé en rente viagère, versée jusqu’à votre décès. Un système très intéressant donc pour ceux qui vivent longtemps.
Dans le second cas, certes vous restez libre de récupérer votre capital. Et, en cas de décès, il sera transmis à vos héritiers – ce qui n’est pas possible avec la sortie en rente -.
Mais revers de la médaille : votre capital, lui n’est pas viager. Si vous devez effectuer des rachats réguliers pour compléter vos modestes revenus, votre capital risque de fondre en quelques années et de ne pas couvrir l’ensemble de vos besoins.

3 - Vous cherchez aussi à préparer votre succession ?
Le champion toutes catégories des produits de transmission reste le contrat d’assurance vie. Les capitaux placés avant 70 ans peuvent être transmis à chaque bénéficiaire en franchise de droits de succession jusqu’à 152 500 euros. Au-delà ils sont taxés forfaitairement à 20 %.
Attention ! Passé 70 ans, les versements effectués sont exonérés d’impôt dans la limite de 30 500 € par bénéficiaire. Ils sont ensuite assujettis aux droits de succession au taux normal.

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Le 11/06/2007 dans Dossiers | Retraite | Commentaires (0)

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